Nouveau retour au clavier

Nouveau retour au clavier
Gros paumage dans les méandres synaptiques de ma boite crânienne. Avec une idée claire, cependant : j'veux pas fêter mes 18 ans. Ouais, je vais encore paraître super bizarre à l'ensemble de la planète.
Pourquoi? Parce que 18 ans c'est un chiffre ( sans blague? ) Parce qu'une loi à la con ( non on dit de la conne ) dit que c'est l'âge de la majorité. Voilà, biologiquement y a un âge commun à toute la France qui donne le droit de voter. Grosse connerie tient, j'aurais mieux été en mesure de voter à 16-17 ans que la plupart des adultes ne comprennant rien à la politique et n'ayant aucune conscience citoyenne. Et puis, les 18 ans c'est le permis. Autre rituel moderne du passage à l'âge adulte. Je crois que c'est surtout ça qui m'énnerve. J'ai inconsciemment pas envie de grandir. Les 18 ans n'ont aucune signification pour moi, parce que je me sens déjà "grande" depuis longtemps. J'ai l'impression de ne plus appartenir à ma génréation depuis deux ou trois ans. Je suis en décalage total. Fêter mes 18 ans pour moi n'a aucune signification, j'aurais juste un jour de plus que la veille et un an de plus que l'année dernière.
18, 20, 30 ans, c'est évenementiel uniquement parce que ce sont des chiffres ronds ou à signification particuliére. Société du chiffre quand tu nous tiens...
Mes 18 ans ils n'ont de sens que dans leur contexte biologique, alors à quoi bon?


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# Postato martedì 14 aprile 2009 06:31

Société de Cons Préssés [ Ecriture libre, autant qu'une écriture peut l'être ]

Société de Cons Préssés [ Ecriture libre, autant qu'une écriture peut l'être ]
Ah nombreux sont les gens qui sont prssés comme des citrons ( ou des oranges.) Et pressés par la pressions ils deviennent oppressés. Compressés, cons pressés.
Ils ne mangent pas, ils avalent ; ils ne lisent pas, ils parcourent ; ils ne pensent pas, il courent. Prendre le temps de s'assoir à table? Connaissent pas. Prendre le temps d'avoir un raisonnement et une reflexion, faire des déductions, évoluer humainement, ça prend trop de temps à venir à l'esprit pour que ça fasse "ding" ou "déclic".
Et ça ne prend pas le temps de dormir ces gens-la. Quand on les interpelle dans la rue, ils ne vous voient pas ou font semblant, en donnent l'apparence. Ils ne baisent qu'à moitié, ne voient pas leurs gosses grandir. Bien de trop occupé par leur réussite sociale. Mais la rentabilité c'est antisocial, c'est chacun sa merde.
Le monde ne carbure qu'à ça, la rentabilité. Bientôt ce seront les écoles, collèges, lycées, facs, IUT, etc qui devront être rentable. Mais l'être humain n'est pas un chiffre, l'être humain n'est pas une statistique, ce n'est pas un montant de revenu. C'est bien plus que ça... ou du moins, ça devrait.
C'est pourquoi aujourd'hui je me bat pour l'Humanité.


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# Postato sabato 07 marzo 2009 12:25

Modificato martedì 14 aprile 2009 06:34

Retour au clavier avec un tas de questions....

En fait, je crois que la vie est remplie de question et se détermine en fonction des réponses, si elles sont présentes. Alors W., comment se fait-il que nos idées soient les mêmes? B. Pourquoi écoutes-tu du métal? F. pourquoi m'avoir tant apporté? K. pourquoi suis-je venue à tes vingt ans avec le plus grand mépris de la prudence. T, es-tu toujours vivant, où es-tu? Pourquoi tout d'un coup votre existence est si importante pour moi? Pourquoi j'aime l'originalité de vos histoire qui diffèrent tant de la mienne? Pourquoi est-ce que je cultive cette différence, alors que d'autres la méprisent? Pourquoi préféré-je écouter les gens pendant des heures plutôt que de parler moi aussi? Pourquoi je préfère les inconnus et les imprévus plutôt que la routine et les gens que je vois souvent? Pourquoi les gens ont-ils voté Sarkozy aux dernières élections présidentielles? Que pensent le Tiers monde de sa condition? Comment assument les banquiers tous leurs actes? Le font-ils, du moins? pourquoi j'aime entendre ceux qui ont un point de vu légèrement décalé au mien? Pourquoi les intérèts privés gouvernent le monde? Pourquoi se vexe-t-il si souvent? Pourquoi P est-il si insupportable? Pourquoi j'apprécie les gens de ma promo?

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# Postato sabato 21 febbraio 2009 13:54

Modificato martedì 14 aprile 2009 06:32

Bonne Année!

"Nous y sommes"
(par Fred Vargas)

Nous y voilà, nous y sommes.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.

Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture,
Figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, "être solidaire".
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le Monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie -une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.


*Fred Vargas*
Archéologue et écrivain
[X] __ [X]
Bonne Année!

# Postato sabato 17 gennaio 2009 09:05

Modificato sabato 24 gennaio 2009 12:52

" A ton avis comment ils font ceux qui ont le vertige quand ils sont au septième ciel? - Bah ils deviennent prêtres - comment ça? - Ben en théorie ils n'ont pas le droit de s'envoyer en l'air"

C'est triste. Non pas que les gens soient tristes, non, (sans qu'ils soient vraiment heureux pour autant) mais c'est leur attitude indifférente et anonymesque qui les rend triste à regarder. C'est leur consistance hermétique qui leur donne l'aspect d'automates vaseux.

Personellement, c'est quand les larmes me montent aux yeux dans une gare que je me sens véritablement exister en tant qu'être humain.

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# Postato domenica 14 dicembre 2008 13:01

Modificato martedì 14 aprile 2009 06:32